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photographies automobiles - reportages

Une photo, une voiture


un modèle en détails

Pour succéder aux GT40

Après les succès de la GT40, la concurence se faisait plus sérieuse et le règlement avait changé. Ford voulait continuer de courir en catégorie 3 litres. C'est ainsi qu'est née la Ford P68 F3L. La voiture est motorisée par un V8 Cosworth développé pour les Lotus F1 en 1967. La carrosserie monocoque en aluminium est de toute beauté. Malheureusement le plumage ne suffit pas. En course, la P68 a enchaîné les déboires : casse moteur, transmission cassée, problèmes de freins, tenue de route dangereuse. Au bout d'une saison, Ford a jeté l'éponge.

Il n'y a eu que trois exemplaires de P68, dont deux existants aujourd'hui. Celui présent sur le circuit de Nevers Magny-Cours (je ne connais pas son numéro de châssis) arbore les couleurs rouge et or de l'écurie britannique Alan Mann, avec une (trop ?) belle patine. Assuremment la plus belle voiture de ces Classic Days.

Ford P68

Ferrari Testarossa

Testarossa, deuxième du nom

Testarossa, ou tête rouge en français. Ce nom provient de la couleur des culasses du V12 de la 250 Testa Rossa, un modèle de compétition produit à seulement 19 exemplaires entre 1958 et 1961.
En 1984, Ferrari reprend cette appellation pour une voiture routière qui a marqué les années 80. Avec ses prises d'air latérales caractéristiques imposées par la position des radiateurs, la Testarossa est un coupé à moteur 12 cylindres central développant 390 chevaux. Une puissance presque timide aujourd'hui, mais qui plaçait la Testarossa parmi les plus rapides. 7177 exemplaires ont été produits de 1984 à 1992.
En septembre 2025, Ferrari présente la Testarossa troisième du nom. Une voiture hybride aux performances superlatives et au tarif démentiel approchant les 500000€.

La Testarossa photographiée ici aux Classic Days 2026 sur le circuit de Nevers Magny-Cours date de 1992, c'est-à-dire un des derniers exemplaires avant le passage à la Ferrari 512 TR.


Géniale absurdité

Partir d'une base de voiture sportive puissante et basse, en l'occurence une Huracán, pour proposer une voiture tout terrain, avouons que l'idée semble absurde. Pourtant c'est le défi que Lamborghini a relevé. Transmission intégrale et hauteur de caisse relevée assurent des conditions de roulage surprenantes sur terrains difficiles. Bien entendu, ce n'est pas un 4x4 baroudeur, mais la Sterrato a surpris plus d'un essayeur par ses capacités hors bitume. Par sa philosophie, elle se rapproche de la Porsche 911 Dakar, elle aussi sortie en 2022, mais plus sage côté look.
La Lamborghini Huracán Sterrato démolit tous les préjugés : c'est l'Huracán qu'il faut avoir.

La Lamborghini Huracán Sterrato de la photographie participait au Smile & Drive à Sens dans l'Yonne. Il s'agit de proposer des baptèmes payants (mais abordables) en voitures sportives au profit du Téléthon. Ce jour-là, nous étions en peine canicule, mais cela n'a pas empêché le conducteur de cette Sterrato en plaques provisoires de rouler fort.

Ford P68

Ferrari Testarossa

Une jeune qui se veut vieille

La Berlinetta Effeffe est une évocation des coupés italiens des années soixante qui arbore des lignes élégantes, d'inspiration Maserati ou Ferrari, avec un bossage du toit façon Zagato. C'est un peu l'esprit des répliques, sauf qu'ici la voiture n'est pas une copie. Cette évocation des GT italiennes des années soixante est plutôt réussie : bien proportionnée, de belle facture artisanale, elle "fait" sérieux. 
Il y a pourtant plusieurs points qui me chagrinent. D'abord la mécanique. Le site officiel insiste sur le moteur Alfa-Romeo. Il s'agit d'un moteur ancien, dont les origines remontent aux débuts des années 70, qui certes a fait les beaux jours de nombreuses sportives de la marque, mais qui n'a rien de moderne. Il est alimenté par des carburateurs Weber ! Comment peut-il passer les normes de pollution ? A l'heure où la politique actuelle est de chasser les moteurs anciens "polluants", ce choix me parait étonnant.
Autre point génant : le prix. On frôle les 300.000 €. Du coup se pose la question de savoir quels sont les acheteurs potentiels, sachant que la Effeffe n'a aucune légitimité comme voiture de collection (marque sans aucun passé) ? Ce n'est donc pas un investissement. Et c'est peut-être mieux car les clients seront donc des passionnés qui se serviront de leur voiture. Mais seront-ils assez nombreux pour faire vivre la marque ?

La Effeffe photographiée ici participait aux Grande heures Automobiles en 2016 sur le circuit de Linas-Montlhéry. Il s'agissait de faire connaître le modèle. La voiture tournait régulièrement sur le circuit, avec des invités potentiellement clients.


Un arrière changeant

Présenté au Salon de Genève 1966, l'Alfa Romeo Spider a connu une longue carrière de 28 ans. Pourtant ce cabriolet ne fut pas très bien accueilli par les amateurs de la marque. Sa ligne était trop sage et son prix d'achat élevé. La première série se caractérise par son arrière effilé qui se termine en pointe et qui semble plus bas que l'avant. Simple, efficace, mais pas apprécié à l'époque. Cet arrière sera alors tronqué par la suite pour devenir Coda tronca et offrir une ligne plus "virile". L'arrière du spider sera plus tard alourdi par un bequet en plastique noir sur la série 3. En fin de carrière, les feux arrière seront placés plus haut, s'éloignant plus de la ligne originale.

Lorsqu'on regarde ou photographie une voiture, on s'intéresse surtout à l'avant, parfois au profil et moins souvent à l'arrière. Pour l'Alfa Romeo Spider, il s'agit bien de l'arrière auquel il faut s'intéresser. C'est la partie qui a le plus été modifiée par les stylistes tout au long de la longue carrière de ce cabriolet.

L'exemplaire de la photo, photographié lors de la Traversée de Paris hivernale en janvier 2026, est de la première génération, avec l'arrière fin.

Alfa Romeo Spider

Leyat Helica Reconstruction

Comme un avion sans aile

Ne faites pas comme tout le monde, soyez différents. Oubliées les roues motrices, la Leyat Helica est tractée par une hélice, comme sur un avion. Histoire de ne pas être comme les autres autos, ce sont les roues arrière qui sont directrices (comme sur une moissonneuse batteuse) et les freins n'agissent que sur les roues avant.
On dirait vraiment un avion sans ailes. Marcel Leyat, son créateur, en a vendu une vingtaine entre 1913 et 1927. A trois puis à quatre roues. C'est même la seule voiture à hélice réellement commercialisée. Le moteur ne développait que 8 chevaux (des vrais, pas des chevaux fiscaux) et pouvait atteindre 70km/h.
Pour des raisons évidentes de sécurité pour les autres usagers de la route, l'Helica serait impossible à homoguer aujourd'hui. Les automobiles se sont souvent inspirées de l'aviation, mais Marcel Leyat est le seul à être allé aussi loin.

La Leyat Helica photographiée ici sur le circuit de Linas-Montlhéry lors du Vintage Revival de 2022 est une reconstruction, inspirée du modèle à quatre roues de 1919. Elle a roulé sur le circuit et a surpris plus d'un spectateur.


Photographies & automobiles


Grâce à la photographie, on devient "propriétaire" des plus belles automobiles. Un salon, une exposition, une concentration deviennent des terrains de jeu formidables. On cherche, on capture, on traque le détail, la lumière, la vitesse. Souvent la photo est banale, sans intérêt. Puis parfois, quelques-unes sortent de l'ordinaire. On ne sait pas trop pourquoi elles nous touchent, mais elles sont là. Une seule belle image et la journée passée à marcher, matériel sur le dos et autour du cou, valait le coup. Puis chez soi, on redécouvre tout, on recadre, on retouche (toujours légèrement). On change ses fonds d'écran avec les nouvelles images et on a envie de partager tout ça. Voilà comment est né ce site.

Pour me contacter

phil.calvet@laposte.net

Prochaines sorties

  • Bouchon de Joigny, 6 septembre 2026
  • Centenaire du circuit de Reims-Gueux, 13 septembre 2026
  • Auto Rétro Bray-sur-Seine, 27 septembre 2026
  • Bouchon de Nemours, 4 octobre 2026
  • Montlhéry Coupe Autos, 11 octobre 2026
  • Epoqu'auto, 7 novembre 2026